La plupart des sites de commerces de proximité sont faits à l'envers : une belle page d'accueil, un texte « bienvenue sur notre site », et rien de ce que le client cherche vraiment. Or un client qui tape « boulangerie ouverte dimanche » ou « plombier Paris 19 » veut trois choses : savoir si vous êtes ouvert, où vous êtes, et comment vous joindre. Voici, dans l'ordre d'importance, ce que doit contenir le site d'un commerce, d'un restaurant ou d'un artisan pour ramener des clients.
1. Les horaires, visibles sans cliquer
C'est la première information cherchée, et la plus souvent cachée. Les horaires doivent être sur la page d'accueil, à jour, avec une mention claire des jours fériés et des fermetures annuelles. Un client qui se déplace pour rien ne revient pas. Le mieux : une pastille « Ouvert aujourd'hui jusqu'à 19h30 » en haut de page, comme sur cette démo de site de boulangerie.
2. L'adresse avec un bouton « Itinéraire »
Pas seulement l'adresse écrite : un bouton qui ouvre directement Google Maps ou Waze sur téléphone, plus les indications utiles (métro, parking, entrée par la cour). Sur mobile, c'est le geste qui transforme une recherche en visite.
3. Un bouton d'appel en un clic
Sur téléphone, votre numéro doit être cliquable et visible en permanence, pas noyé dans le pied de page. Pour un artisan ou un restaurant, la moitié des contacts passent par ce bouton. Ajoutez un formulaire pour ceux qui préfèrent écrire : il doit arriver dans votre boîte mail, pas dans un tableau de bord que vous ne consultez jamais.
4. Ce que vous vendez, avec les prix
Carte du restaurant, catalogue des produits phares, liste des prestations avec fourchettes de prix. Cacher les prix ne fait pas venir plus de monde, ça fait partir les gens chez celui qui les affiche. Un artisan peut indiquer « à partir de » ; un restaurant met sa carte complète, avec une version que vous pouvez modifier en 5 minutes quand elle change.
5. Des photos à vous, pas des images de banque
Votre vitrine, votre atelier, vos plats, vos chantiers. Même prises au téléphone, des vraies photos rassurent plus qu'une photo de stock parfaite qu'on a déjà vue sur dix autres sites. Trois ou quatre bonnes photos suffisent. Si vous n'en avez pas, c'est la première chose à faire avant de lancer le site.
6. La preuve : avis et réalisations
Vos avis Google, une phrase de client, deux ou trois réalisations avec photo avant/après pour un artisan. La confiance se construit avec des preuves concrètes, pas avec « qualité et sérieux depuis 1995 ». Et si vous n'avez pas encore d'avis, votre fiche Google Business doit être créée et remplie, c'est elle qui apparaît en premier dans les recherches locales.
7. Une page « à propos » courte et humaine
Qui vous êtes, depuis quand, pourquoi vous faites ce métier. Trois paragraphes, une photo de vous ou de l'équipe. Les gens achètent à des personnes, surtout dans un commerce de quartier. C'est aussi la page qui fait la différence quand un client hésite entre vous et le concurrent d'à côté.
Les erreurs qui font fuir
- Un site lent sur mobile. Plus de 70 % des recherches locales se font sur téléphone. Si la page met 5 secondes à s'afficher, le client est déjà chez le voisin.
- Une bannière cookies plein écran alors que le site n'a pas besoin de cookies. Un site vitrine bien fait n'en a pas.
- Des informations périmées : anciens horaires, ancien numéro, carte de l'année dernière. Mieux vaut moins d'informations, mais justes.
- Pas de mentions légales : obligatoires en France, et un signal de sérieux pour Google comme pour les clients.
- Un formulaire qui n'envoie rien. Testez-le. Beaucoup de sites ont un formulaire cassé depuis des mois sans que personne ne le sache.
Combien de pages, concrètement ?
Pour un commerce de proximité, quatre à six pages suffisent : accueil, ce que vous proposez (carte, produits ou prestations), à propos, contact avec horaires et accès, éventuellement une page commande ou rendez-vous, et les mentions légales. C'est exactement le périmètre de l'offre site vitrine, livrée en cinq jours avec domaine, hébergement et fiche Google. Et pour savoir ce que ça coûte réellement, selon le prestataire, lisez Combien coûte un site vitrine en 2026 ?
